JANUS UNIVERSE 
L’Association Janus Universe vous propose de découvrir le modèle Janus défini par Jean-Pierre PETIT.

Jean-Pierre PETIT a été directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique et astrophysicien à l'observatoire de Marseille. Il est un pionnier d'un pan de recherche abandonné dans les années 1970, la magnétohydrodynamique (MHD) et la magnétoaérodynamique. Il a notamment mis au point le principe de convertisseur MHD pariétal. Il a participé régulièrement à des colloques internationaux sur la MHD. En cosmologie, il a travaillé sur une extension bi-métrique de la relativité générale. 
 
Il est également connu par le grand public pour ses ouvrages de vulgarisation scientifique, par ses livres — surtout la série des bandes dessinées Anselme Lanturlu présentant ses travaux scientifiques —, ainsi que son implication dans le domaine de l'ufologie, en particulier sa participation à l’affaire Ummo dont il a été le premier vulgarisateur au travers de certains de ses ouvrages. 
 
Après sa retraite, Jean-Pierre Petit relance, en 2008, ses recherches expérimentales sur la magnétohydrodynamique par l'intermédiaire de la création du laboratoire LAMBDA (Laboratory for Applications of MHD in Bitemperature Discharges to Aerodynamics). Ce laboratoire, dont les recherches sont entièrement auto-financées, a publié ses premiers travaux dans la revue scientifique à Comité de lecture Acta Physica Polonica (en), et présenté ses résultats aux colloques internationaux de MHD de Vilnius en 2008, de Brème en 2009, de Jéju en Corée en 2010, et de Prague en 2012.

Astrophysique et cosmologie 
 
À partir de 1972, Jean-Pierre Petit se consacre à la recherche théorique en astrophysique à l'observatoire de Marseille. Il poursuit tout d'abord, avec son directeur l'astronome Guy Monnet, des travaux représentant une application de sa thèse concernant la théorie cinétique des gaz à la dynamique des galaxies, qui donnent lieu à plusieurs communications. Ses travaux sont fondés sur une solution elliptique de l'équation de Vlasov couplée à l'équation de Poisson débouchant sur les équations de Friedmann, présentés au colloque international sur la dynamique des galaxies spirales tenu à l'IHES de Bures-sur-Yvette du 16 au 20 septembre 1974 ; et travaux représentant une réécriture de la cosmologie newtonienne (initiée en 1934 par Milne et McCrea) via la théorie cinétique des gaz permettant de retrouver le modèle des univers tournants d'Heckmann et Schücking (en), publiés en deux notes aux CRAS de Paris. Jean-Pierre Petit se considère comme un pionnier en astrophysique théorique : il prétend que les recherches sur de puissants supercalculateurs ne donnent pas ou peu de résultats et que les astrophysiciens théoriciens reviennent maintenant à ce formalisme.

Il commence à partir de 1977 à élaborer un modèle cosmologique atypique : la théorie des univers jumeaux. Ce modèle propose une vision radicalement différente de l'univers, en opposition frontale avec les orientations communément admises en cosmologie : ainsi, elle s'oppose à l'existence de la matière noire, de l'énergie noire, de l'inflation cosmique et des trous noirs, mais suppose l'existence d'une « matière gémellaire » invisible exerçant un effet gravitationnel répulsif sur la matière ordinaire. Il cite comme références dans ses publications scientifiques (voir section en bas de page) des travaux antérieurs d'Andreï Sakharov sur un univers bi-métrique. 
 
Bien que ce modèle ait donné lieu à plusieurs articles publiés dans des revues scientifiques à comité de lecture, le travail de Jean-Pierre Petit a eu un faible écho dans les publications cosmologiques. 
 
Jean-Pierre fait partie des physiciens qui, non seulement ne croient pas que la théorie des cordes puisse être pertinente (notamment puisqu'elle n'est pas vérifiable à l'échelle d'une durée de vie humaine), mais espèrent trouver une théorie du tout qui permettrait de démontrer l'inexistence de la matière noire et de l'énergie noire. Mais s'il n'est pas le seul dans ce cas – quoique les contestataires de la matière noire et du modèle Λ-CDM soient rares parmi les cosmologistes – les théories de Jean-Pierre Petit dans ce domaine ne reçoivent le soutien que de quelques chercheurs qui lui sont proches. En septembre 2013, Jean-Pierre Petit a présenté un modèle alternatif pouvant expliquer la notion de VLS par l'interaction gravitationnelle de deux populations de masses opposées, lors de l'International Conference on Mathematical Modeling in Physical Sciences.